Mélanie BOURGET
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biographie
/ 02Mélanie Bourget – Sculpteure de l’âme humaine
Dans l’univers de Mélanie Bourget, chaque sculpture est une rencontre. Un regard franc, un geste suspendu, un fragment d’émotion capté dans la matière. Artiste née en 1973, installée aujourd’hui près de Rennes, Mélanie façonne des bustes expressifs et charismatiques qui nous parlent… de nous.
Issue d’une formation en peinture et trompe-l’œil, et nourrie par une décennie d’expérience dans le spectacle vivant (avec des compagnies mythiques comme Royal de Luxe ou lors de festivals comme Les Allumées à Nantes), elle découvre en 2004, par un heureux hasard dans une librairie, la technique du raku. Ce coup de foudre pour la terre et le feu devient une vocation.
Après une formation en céramique en 2008, elle installe son atelier et ne cessera, depuis, de sculpter l’humain dans toute sa vérité poétique. Ses œuvres, exposées en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et à travers l’Europe, touchent par leur intensité narrative.
Ses personnages – femmes audacieuses, hommes mélancoliques, silhouettes tatouées – nous invitent à deviner ce qui se cache sous la surface. Cheveux sculptés comme des vagues, regards provocants ou rêveurs, tatouages vintage ou rebelles racontent une vie, une histoire, un secret.
Mais ce sont les craquelures du raku, si caractéristiques, qui donnent à chaque pièce cette densité émotionnelle unique : comme des cicatrices du temps, elles révèlent ce que les mots taisent. Mélanie Bourget ne modèle pas seulement des bustes. Elle capte le souffle de l’instant, le murmure de l’âme.
Une technique exigeante au service de l’émotion
Les sculptures de Mélanie sont construites comme des pots, en creux, selon des méthodes ancestrales : colombins africains, plaques, estampage. Les tatouages, finement posés à la main sous forme de sérigraphies sur papier de soie, se fondent dans la matière dès le premier séchage. Puis vient le feu. Le choc thermique brutal du raku provoque ces célèbres fissures de l’émail, comme autant de routes vers l’intime. Le noir de la fumée s’y infiltre et les fait vivre.
Le contraste entre la matière brute et la brillance de l’émail, entre le corps et le symbole, entre force et vulnérabilité, fait de chaque œuvre une énigme précieuse.