Karl N'DA ADOPO
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biographie
/ 02Après une première vie de collages numériques, l’artiste peintre toulousain Karl N’da Adopo est retourné vers son amour du dessin. En abandonnant les fusions culturelles pour lesquelles il était reconnu, il s’est enfuit d’une production algorithmée qui heurtait trop souvent sa volonté de créer. Bien avant l’apprentissage de tutoriels Photoshop, Karl tenait un crayon et un pinceau. Avant son Ordilib’, sur lequel il faisait péniblement fonctionner les logiciels de la suite Adobe, Karl dessinait déjà à 5 ans, accompagné de Myriam, une amie de sa mère.
Dans son garage étroit qu’il a transformé en atelier, Karl s’est alors relancé dans le « vrai art », celui de la peinture. Lorsque la chaleur épargne la tôle qui ouvre la porte de son bureau, Karl passe ses journées vers un domaine inexploré, en quête de technique, de formes, de couleurs étonnantes et de symboles. À Toulouse, Karl a exposé ses œuvres plusieurs fois aux Carmes ou dans le campus toulousain d’Ynov, école qu’il avait prématurément quittée. Cet été, il a avec Supraaaw imaginé une fresque de près de 50 mètres pour le Rose Festival de Big Flo et Oli.
Les éléphants qu’il peint rendent l’hommage au symbole national de la Côte d’Ivoire, son pays, dont il ne cesse de s’inspirer. En janvier dernier, la légende nationale Didier Drogba rajoutait lui-même la troisième étoile sur le maillot de son tableau après le sacre à la CAN des Eléphants. Bleu lorsqu’il est un autoportrait, « Sama » illustre la vie de son jeune peintre de 25 ans.