David DJORDJEVIC
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biographie
/ 02Né à Montpellier, d’origine franco/serbe, David Djordjevic se décrit lui-même comme un « faiseur de bêtes » dans sa pratique artistique. Autodidacte, il est à la fois peintre et sculpteur en techniques mixtes.
À travers d’épaisses couches de peinture à l’huile, sans pinceaux ni palette traditionnelle, ses toiles prennent vie : divinités, monstres et figures mythologiques surgissent, inspirés aussi bien des récits anciens que de l’imaginaire social et pop contemporain. Sa pratique intuitive, viscérale et pleine d’adrénaline déborde d’une énergie brute, avec des références sensibles à l’expressionnisme allemand, au mouvement CoBrA et au travail d’artistes comme Vladimir Veličković ou Walter Stohrer.
« Mon travail porte principalement sur la diversité humaine et ses interactions. Par là, j’entends que la plupart des formes de zoomorphisme présentes dans mes œuvres sont en réalité des représentations de figures humaines, mais dans toute leur immense diversité – physique comme intellectuelle.
Parmi ces « presque humains » qui tentent d’interagir entre eux à leur manière (souvent en se disputant ou en se battant), on peut également plonger dans un imaginaire mythologique ou médiéval, grâce à l’usage de références, de mythes ou de divinités et créatures populaires.
Les œuvres sont réalisées dans l’urgence, en pressant directement le tube sur la toile et en peignant avec les doigts. C’est une approche très intuitive, qui va souvent de l’élan initial à la pièce terminée en une seule journée.
L’épaisseur de la peinture à l’huile, l’équilibre entre couleurs vives et figures puissantes, l’utilisation de l’os du bassin (et d’autres os) comme symbole et lien avec le sujet – par le biais de similarités physiques comme notre propre squelette – rendent mon travail facilement reconnaissable.
Depuis les débuts de l’humanité, les tribus se rencontrent, et échouent souvent à interagir positivement, à cause des barrières de langage ou d’une simple obsession de possession, de convoitise, qui mène inévitablement au conflit.
C’est ce que j’aime montrer : l’équilibre entre nos instincts primaires et les concessions que nous faisons, cette montée d’adrénaline qui nous submerge dans certaines situations – que nous en soyons acteurs ou simples spectateurs. En réalité, beaucoup de gens ne sont pas violents de nature, mais prennent plaisir à regarder des arts martiaux ou des combats sportifs. Cela leur procure de l’adrénaline et une énergie positive. Une expérience que l’on peut aussi retrouver dans mes peintures. »
D. DJORDJEVIC